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23.01.2026 02:48 PM
Le dollar laisse l'ennemi se rapprocher

Le dollar américain s'apprête à enregistrer sa pire performance hebdomadaire depuis juin, suite à une augmentation soudaine suivie d'une diminution des risques géopolitiques autour du Groenland. La montée de l'EUR/USD cette semaine montre qu'à ce stade, l'incertitude concernant la politique de la Maison-Blanche importe davantage pour les traders que les données macroéconomiques ou les actions des banques centrales.

Performance hebdomadaire du dollar américain

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Après un début confiant en 2026, le dollar américain a subi des pressions en raison de l'intention de Donald Trump de s'emparer du Groenland. Pour montrer son sérieux, le président a annoncé des tarifs de 10 % sur un certain nombre de pays européens à partir du 1er février. À l'instar de l'épisode "Sell America" lors du Jour de la Libération en avril, l'indice USD a chuté dans le cadre d'une stratégie "Sell All Things American".

Une certaine force du dollar est revenue au milieu de l'escalade du conflit géopolitique. Une discussion avec le Secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a suffi pour que Trump revienne sur ses menaces. Le passage de "sell America" à TACO — "Trump Always Backs Down" — a initialement soutenu le dollar américain, puis l'a fait baisser. Le point est que la baisse des rendements du Trésor et le rallye des indices boursiers créent un environnement défavorable pour les actifs refuges.

Une augmentation de l'appétit pour le risque mondial a suscité l'intérêt des acheteurs d'EUR/USD. Ils ont ignoré la révision à la hausse du PIB américain pour le troisième trimestre à 4,4 %, l'absence de pression à la hausse sur les nouvelles demandes de chômage, et une inflation toujours élevée mesurée par le PCE à 2,8 %. Ces chiffres permettent à la Fed de rester en pause sur l'assouplissement, ce qui, plus tôt dans l'année, soutenait le dollar américain.

Dynamique de l'activité commerciale dans la zone euro

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Ce ne sont pas les données d'activité des entreprises de la zone euro qui ont véritablement aidé l'euro en janvier. Le PMI composite a dépassé le seuil critique de 50 pour le deuxième mois consécutif — un signe d'expansion — mais la lecture réelle est restée en deçà des prévisions. Dans l'ensemble, cet indicateur dépeint l'économie de la zone euro comme étonnamment résiliente face aux tarifs américains, mais loin de prospérer.

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Les minutes de la BCE n'ont rien fait pour stimuler l'EUR/USD. Comme prévu, les responsables ont signalé la fin du cycle d'expansion monétaire mais se sont abstenus de suggérer des augmentations du taux de dépôt. Au contraire, les partisans d'une politique monétaire accommodante ont exprimé leur inquiétude quant au fait qu'une demande intérieure faible pourrait ralentir l'inflation, ce qui plaiderait en faveur de coûts d'emprunt plus bas. Il n'y a pas de signe de divergence avant juin, ce qui devrait soutenir le dollar américain.

Techniquement, sur le graphique journalier de l'EUR/USD, les acheteurs ont tenté de pousser la paire en dehors de sa bande de valeur juste de 1,1615–1,1750, mais ont échoué. Si d'autres tentatives échouent également, la faiblesse des acheteurs donnera des raisons de vendre la paire de devises principale.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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