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Aujourd’hui, lundi, l’or (XAU/USD) peine à tirer parti d’un modeste rebond intrajournalier depuis un niveau inférieur à la moyenne mobile à 100 jours (100‑day SMA) et reste soumis à une pression baissière. Le dollar américain, qui s’est affaibli après avoir atteint un plus haut de deux semaines vendredi, a toutefois apporté un certain soutien au métal précieux.
Cependant, les déclarations restrictives du président de la Federal Reserve, Kevin Warsh, alimentent les anticipations de nouvelles hausses de taux d’intérêt, ce qui limite la progression des cours de l’or.
Lors de son discours au symposium annuel de la Fed à Jackson Hole, dans le Wyoming, Warsh a reconnu le niveau élevé de l’inflation et a laissé entendre qu’une hausse des taux pourrait être envisagée en l’absence de progrès dans la réduction des pressions sur les prix. Les traders ont rapidement réagi à ces remarques, intégrant une probabilité d’environ 60 % d’une hausse des taux en septembre. De plus, selon l’outil FedWatch du CME Group, la probabilité d’une hausse des taux en décembre s’établit à 88 %, ce qui a contribué à la hausse du dollar américain vers un plus haut de deux semaines vendredi et entraîné une baisse de plus de 3 % des prix de l’or.
Au début de la nouvelle semaine, la pression vendeuse reste soutenue, car l’intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran pousse les prix du pétrole à la hausse et renforce les craintes d’inflation, ce qui alimente davantage les anticipations de fermeté de la part de la Fed.
Dimanche, les forces américaines ont frappé deux lanceurs de missiles sur l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Hormuz, marquant la première frappe américaine contre la République islamique depuis la fin juillet. L’Iran a répliqué en tirant des missiles balistiques sur deux bases américaines en Jordanie. Par ailleurs, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a indiqué que de nouvelles sanctions secondaires contre l’Iran seraient probablement imposées sur une base hebdomadaire.
Malgré un contexte fondamental favorable, le dollar américain, en tant qu’actif refuge, peine à attirer des achats supplémentaires, en partie en raison des faibles rendements des obligations du Trésor américain. Cela dissuade les traders d’ouvrir de nouvelles positions baissières sur l’or et contribue à limiter le repli du métal précieux.
Néanmoins, l’environnement fondamental global continue de favoriser les haussiers sur le dollar, ce qui suggère que toute reprise de XAU/USD attirera très probablement des ventes. Les traders attendent avec impatience des données macroéconomiques américaines majeures, prévues au début du nouveau mois, notamment le rapport sur les Nonfarm Payrolls (NFP), qui sera publié vendredi.
D’un point de vue technique, la cassure de vendredi sous la moyenne mobile simple (SMA) à 200 jours a été considérée comme un signal baissier important, et un passage sous la moyenne mobile simple à 100 périodes (SMA) fournirait un nouveau signal de baisse, avec un support attendu au niveau de la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 200 jours. Cependant, tant que les oscillateurs ne seront pas passés en territoire négatif, les haussiers conserveront une chance de maintenir leur dynamique.